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Résumé :
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Dans la lumière rosée d’un coucher de soleil à peine au-dessus de l’horizon, sur un rocher au milieu de l’eau, un oiseau médite. Sur le rivage, de nombreux oiseaux, becs en l’air, interrogatifs, ont entendu l’appel du large, « l’heure de partir ». Le ciel plus rose et plus sombre des fins d’été nous indique que nous sommes dans le Nord, la nuée des oiseaux nous renseigne, c’est la migration. Dans ce contexte, la voix du narrateur s’élève : « Moi, ce sera mon premier voyage ».
Peu de mots, peu d’effets : un profond sentiment de paix et de curiosité inquiète émane de ce début. Le narrateur détaille les changements furtifs de l’alerte : couleurs, odeur, étendues… Dans chaque image, la nuée des oiseaux le dispute à l’espace. Au-dessus des vallées, des eaux, dans les airs, quel que soit le point de vue, du dessus, en plan large, en plan rapproché, les oiseaux envahissent la page. Leur bec pointu et leur forme très stylisée découpent la page comme une urgente nécessité. Lorsque les oiseaux sont en route, le regard étonné du narrateur sur les bateaux qui traînent ou la tour Eiffel, « un arbre si grand », apporte une note un peu décalée qui amusera les jeunes lecteurs. Lorsqu’à la dernière page, sur le ciel rose, l’île au palmier apparaît, le silence qui s’installe est éloquent : c’est donc ça le Sud !
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